L’église de Le Breuil

L’église Saint-Martin de Le Breuil

L'église St Martin de Le BreuilL’église Saint Martin de Le Breuil comprend une tour carrée recouverte d’ardoises percée d’arcs géminés et surmontée d’un clocher couvert d’une toiture en sifflet.
La nef en partie romane est du 12ème siècle. Le bas-côté sud a été supprimé. Le transept et le chœur ont été rebâtis au début du 16ème siècle et voûtés d’ogives.

L’église du Breuil possède une chaire à prêcher de style Louis XV 17ème siècle. Autrefois cette chaire à prêcher était ornementée d’une colombe (disparue lors des événements de 1914).

Deux tableaux non signés, l’un représentant Saint Martin (Photo 062) partageant son manteau, l’autre une Assomption (Photo 083) ; ce dernier porte les armes d’une couronne de marquis accostées de deux licornes : d’argent à trois merlettes de sable. Les dossiers des bancs du chœur, en boiserie, présentent quinze médaillons d’une sculpture remarquable de la première période de la renaissance (Photos 74,75,76,77) ; pas de sujet religieux, ce sont des figures de jeunes filles, de femmes, d’hommes, de guerriers. Dans le transept se trouvent des vitraux du 16ème siècle qui illustrent des scènes de l’évangile (Photos 63,65,66,035,040).

Chaire à prêcher
Chaire à prêcher
porte réservée aux habitants du château du Breuil
porte réservée aux habitants du château du Breuil
St Martin
Tableau Saint Martin partagant son manteau
dossiers des bancs du choeur
dossiers des bancs du choeur
Banc d
Banc d’oeuvre
dossiers des bancs du choeur
Dossiers des bancs du choeur
dossiers des bancs du choeur
Dossiers des bancs du choeur
Vitraux Vitraux
Assomption
Tabeau représentant l’Assomption
Vitraux Photo 40
vitraux du transept représentant des passages de l’evangile

Gomer Gisant de Christophe de GomerL’église possède un gisant représentant Christophe de Gomer (16ème siècle) (Photo 67)

 

 

 

 

 

L’église possède également un banc d’œuvre face à la chaire.(Photo 68) : banc d’église autrefois réservé aux membres du conseil de fabrique de la paroisse.

Vers 1875, le sacristain constata que, lorsqu’il sonnait les cloches le pavage de l’église remuait sur une certaine surface. On fit des fouilles et l’on découvrit une pierre tombale représentant en relief et presque grandeur naturelle, un chevalier du XVIe siècle les mains jointes et la tête reposant sur un coussin très vraisemblablement, on pense que cette statue est celle de Christophe de Gomer.

L’église possédait autrefois une statue de la vierge à l’enfant (16ème siècle) exposée au musée de Cluny. Le conseil de fabrique (1) vendit la statue au prix de 300 francs à un marchand d’antiquités. Il vendit également 600 francs à M Gaston de S., riche amateur de la contrée, une vierge en marbre blanc connue sous le nom de : la Vierge de Breuil. Ces deux ventes firent grand bruit dans la presse départementale et dans la presse parisienne.
Louis Courajod avait examiné les statues et n’hésita pas à déclarer qu’elles furent réalisées par de grands artistes. Les experts lui attribuèrent une grande valeur : on parla de 10 000 francs. L’imagination aidant on tripla, quadrupla, quintupla la somme et la commune allait devenir riche. Le conseil municipal revendiqua la propriété des deux statues. Gomer encombrait son nouveau propriétaire qui le renvoya par chemin de fer franco de port
Le pauvre chevalier amputé de ses deux bras prit place dans un coin de l’église. M Gaston de S. fut moins débonnaire ; il obtint contre le conseil municipal un procès qu’il perdit en instance, puis en appel, la statue fut rendue, mais les richissimes amateurs ne se présentèrent pas. L’affaire se termine par un décret du 9 février 1887 autorisant le conseil municipal à accepter l’offre de l’administration des beaux-arts. La vierge est acquise au prix de 4000 francs (3/3 pour la commune 1/3 pour la fabrique) et est placée au Musée de Cluny dans une salle du rez-de-chaussée, où sont exposées les dentelles et les broderies, ainsi que des tapisseries de l’Histoire de David.

La cloche du Breuil fut fêlée le 22 mai 1892, jour de la première communion de 27 communiants et 5 renouvelants. L’office a été dit par M l’abbé Jardin (Dernier curé du Breuil). Elle fut remplacée et baptisée le 14 spetembre 1933 en présence des autorités civiles et religieuses.

L’église du Breuil est inscrite au recensement immeuble des monuments historiques par arrêté du 10 janvier 1986.

Nota (1) : La fabrique, au sein d’une communauté

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