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La situation de Le Breuil

Vue sur la campagne de Le BreuilDe latitude 48° 58’ 35’’ nord et  de longitude 3° 38’ 51’’, Le Breuil fait partie de la région de la Champagne. Positionnée aux confins de la Brie de l’Île de France, à l’ouest du département de la Marne, la commune fait partie de la Brie
Champenoise
constituée en son centre par la champagne crayeuse (sèche ou anciennement pouilleuse).

Sa situation géographique à l’ouest d’Épernay positionne Le Breuil dans un terroir appelée la Brie des Étangs. La culture de la vigne sur le territoire situe la commune dans le périmètre de la champagne viticole.

Le village est situé dans la vallée du Surmelin, orienté est / ouest d’une altitude de 125 m (niveau du Surmelin) et est dominé au nord et sud par des coteaux boisés (points culminants respectifs 244 m et 236 m). (photo 030 et 009)

Une rue de Le Breuil

Le village s’étend de part et d’autre de la
rivière et comprend trois hameaux dont deux en continuité du village,

  • – Le Moncet
  • – Le Bordet Le Mesnil
  • et un totalement séparé :
  • – L’huis.


Des fermes isolées sont disséminées  sur l’ensemble du territoire de la commune  à savoir:

  • St Germain,
  • l’Ermitage,
  • Brocheron ,
  • La Bochetterie (ferme + maisons),
  • Molignon,
  • Les Fournelleries,
  • les Luyas,
  • Courbehaut (ferme détruite).
  • La Pétillonnerie (tuilerie détruite)

La superficie de la commune est de 16,01 Km2 dont 733 ha de bois et 124 Ha de vignes AOC Champagne.

Appellation des habitants : Breuillois, Breuilloises

Le paysage

Le bas de la vallée occupé  par le village et des zones de culture ou de prairie. Le coteau nord  est occupé par des cultures, du vignoble et sur la partie haute de forêts parsemées
d’étangs. Le coteau nord est quant à lui dédié essentiellement à la culture jusqu’en son sommet qui est occupé par des bois et un étang (Meilleraie).


Le climat

Le climat de la commune est sensiblement plus rigoureux que celui du bassin parisien, la température moyenne étant de 12°. La hauteur d’eau de pluie moyenne est de 631 mm répartie sur 116 jours. Les vents dominants sont ceux du sud-ouest et ouest.

Les sols

La composition des terrains est variable, toutefois on peut la résumer ainsi : terrains calcaires recouverts d’un dépôt argile et de silice.

Le Surmelin

Le Surmelin

Le Surmelin
Le Surmelin est un petit affluent de la rive gauche de la Marne. Ce
cours d’eau prend sa source d’une série
de petits cours d’eau dans la forêt de la Charmoye
près de Montmort  au sud ouest
d’Epernay dans le département de la Marne.

Il a une longueur de 41,5 Km, un débit moyen 2,71 m3/s
(mesuré à Saint-Eugène), sa surface de
bassin étant de 454 km2. Le régime des eaux est
de type pluvial. Les crues du Surmelin sont assez fréquentes
(le 6 décembre 1988 débit de 47,7m3/s et 31 mars
1962 46m3/s) Aux étiages 1,31 m3/s de débit moyen
peut chuter à 0,57 à 1,31 m3/s.

Son confluent avec la Marne est situé à
proximité de Mézy-Moulin (département
de l’Aisne) à quelques kilomètres en
amont de Château-Thierry.

Les principaux affluents du Surmelin sont :

  • La Dhuys (en partie captée)
  • La Verdonnelle qui rejoignent la rivière
    à Condé en Brie. (développement
    à venir…).


Les communes traversées par le Surmelin sont :

  • Montmort Lucy,
  • Corribert,
  • Suizy le Franc,
  • Orbais l’Abbaye,
  • La Ville sous Orbais,
  • Le Breuil, (photo
    026)
  • Baulne en Brie,
  • Condé en Brie,
  • Saint Eugène,
  • Crézancy,
  • Mézy-Moulin.

L’école du village

Autrefois l’école du Breuil possédait deux classes, garçons et filles, allant jusqu’au certificat d’études primaires. Généralement était nommé un couple d’instituteurs, le mari enseignant aux garçons et l’épouse aux filles. L’école de filles ainsi que le logement des instituteurs se situaient, avant 1912, dans une maison faisant actuellement face à la mairie. Les garçons occupaient une salle au rez-de-chaussée de l’ancien château aujourd’hui remaniée et occupée par une partie de la salle des fêtes. Une nouvelle école a été construite et a accueilli la classe des garçons, la classe des filles occupant l’emplacement initial des garçons. Aujourd’hui l’école du Breuil est mixte et fonctionne sous un mode d’intercommunalité.

Liste des instituteurs du Breuil (demeurant au Breuil dans un logement de fonction).
  • M. Sentin (Séparation de l’église et état)
  • M. Théneault
  • M. Maillard
  • M. Appert-Raulin André
  • M. Aimée (beau frère de Appert-Raulin André)
  • M. Cauchois
  • M. Rodes
  • M. Lemaire
  • M. Malleto
  • M. Caré

Une curiosité…

Vue sur la campagne de Le Breuil À un kilomètre du Breuil, côté amont et presque au sommet du versant, se dresse une pierre immense dénommée «  la Pierre à un trou « . On voit, entre la route et cette pierre, un bouquet d’arbres : c’est la Haie des fées. D’après la légende, les fées portaient la pierre du coté d’Orbais pour la construction d’une église ou d’une chapelle ; la civière sur laquelle la pierre était placée venant à se rompre, la pierre a dû rester là. On peut penser que ces pierres à un trou étaient des tables de sacrifice. Elles ont pu servir de fermeture de dolmens ou de chambres sépulcrales et que le trou pouvait avoir deux significations : ou bien de permettre à l’âme d’aller et venir, ou bien de permettre aux vivants de nourrir l’âme, de même que les grecs faisaient couler du sang ou du lait dans les tombes de leurs héros ou leurs grands morts.

Le rattachement administratif de Le Breuil

Le rattachement administratif de Le Breuil

Administrativement Le Breuil est situé dans le canton de Dormans, dans l’arrondissement d’Epernay du département de la Marne lui-même rattaché à la région Champagne Ardenne.

Les communes limitrophes sont Baulne en Brie, La Chapelle Monthodon (département de l’Aisne), Igny-Comblizy, la Ville-sous-Orbais, Verdon.

À la révolution, Orbais devint chef-lieu de canton et Le Breuil comme les territoires se situant sur les communes actuelles de Corribert, Corrobert, Margny, Orbais, Suizy-le-Franc, Verdon et la Ville-sous-Orbais (depuis 1988 Orbais l’Abbaye), canton dépendant du district de Château Thierry rattaché au département de l’Aisne. Le 28 décembre 1798 il est transféré au département de la Marne.
Le canton a été supprimé par un arrêté des consuls du 25 septembre 1801, et les communes le constituant sont actuellement réparties entre les cantons de Dormans, Montmirail et Montmort-Lucy.

La population de Le Breuil

1962 1968 1975 1982 1990 1999
338 351 312 284 327 341

Croissance démographique sur dix ans est de 0,47% la moyenne nationale étant de 0,41%.

Pyramide des âges
0 à 19 ans 20 à 39 ans 40 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans et plus
82 72 78 75 34
24% 21% 23% 22% 10%
Famille
  • Étudiants : 5,87%
  • Familles monoparentales : 3,85%

Les activités économiques de Le Breuil

Les activités économiques de Le Breuil

Le taux d’activité est de 85,5%.

Répartition entre catégories socioprofessionnelles:

Agriculteurs / viticulteurs Artisans commerçants Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers
24% 14% 8% 11% 22% 22%

Taux de chômage : 8,76%
L’activité de Le Breuil est essentiellement tournée autour de la culture viticole et des emplois de service générés autour d’elle.

L’immobilier à Le Breuil

  • Propriétaire de leur résidence principales 83,7% (moyenne nationale : 73,56%)
  • Résidence principale de type maisons/fermes : 98,52% (moyenne nationale : 82,39%)
  • Résidences principales en immeuble : 0% (moyenne nationale : 6,3%)

Le village est exclusivement constitué de maisons individuelles beaucoup habitations son du type « maison de vignerons champenois ». Dans le bas du village quelques habitations des années 1930, reconstruction suite aux dommages de guerre. Aux entrées du village quelques maisons récentes. Des fermes type « cour » d’architecture Briarde disséminées sur l’ensemble du territoire de la commune.

L’ancien château est occupé de nos jours par la mairie est entouré par des maisons plus imposantes qui constituaient pour la plupart des dépendances de celui-ci.

La place Batisdon et le bar Le Pétillant
La place Batsdon et le bar Le Pétillant – un des derniers commerces du village.

Les maires de Le Breuil

Nom et prénom du au
Callot, François 7 juin 1888 14 mai 1892
Destouches, Auguste 15 mai 1892 31 mars1894
Luquet, Jean-Baptiste 1er avril 1894 14 mai 1904
Verneau, Eugène 15 mai 1904 26 octobre 1907
Moutardier, Louis 27 octobre 1907 1er juin 1919
Moutardier, Arsène 10 décembre 1919 1er janvier 1923
Uzane, Aristide 25 mars 1923 16 mai 1935
Grange, Léon 19 mai 1935 19 mai 1945
Coyard, Gaston 20 mai 1945 6 novembre 1951
Godbillon, Georges 29 novembre 1951 27 mars 1965
Moutardier, Alexis 28 mars 1965 20 mars 1971
Moutardier, Jean 21 mars 1971 24 mars 1983
Coyard, Serge 25 mars 1983 10 juin1995
Bourgain, Christian 16 juin 1995

L’église de Le Breuil

L’église Saint-Martin de Le Breuil

L'église St Martin de Le BreuilL’église Saint Martin de Le Breuil comprend une tour carrée recouverte d’ardoises percée d’arcs géminés et surmontée d’un clocher couvert d’une toiture en sifflet.
La nef en partie romane est du 12ème siècle. Le bas-côté sud a été supprimé. Le transept et le chœur ont été rebâtis au début du 16ème siècle et voûtés d’ogives.

L’église du Breuil possède une chaire à prêcher de style Louis XV 17ème siècle. Autrefois cette chaire à prêcher était ornementée d’une colombe (disparue lors des événements de 1914).

Deux tableaux non signés, l’un représentant Saint Martin (Photo 062) partageant son manteau, l’autre une Assomption (Photo 083) ; ce dernier porte les armes d’une couronne de marquis accostées de deux licornes : d’argent à trois merlettes de sable. Les dossiers des bancs du chœur, en boiserie, présentent quinze médaillons d’une sculpture remarquable de la première période de la renaissance (Photos 74,75,76,77) ; pas de sujet religieux, ce sont des figures de jeunes filles, de femmes, d’hommes, de guerriers. Dans le transept se trouvent des vitraux du 16ème siècle qui illustrent des scènes de l’évangile (Photos 63,65,66,035,040).

Chaire à prêcher
Chaire à prêcher
porte réservée aux habitants du château du Breuil
porte réservée aux habitants du château du Breuil
St Martin
Tableau Saint Martin partagant son manteau
dossiers des bancs du choeur
dossiers des bancs du choeur
Banc d
Banc d’oeuvre
dossiers des bancs du choeur
Dossiers des bancs du choeur
dossiers des bancs du choeur
Dossiers des bancs du choeur
Vitraux Vitraux
Assomption
Tabeau représentant l’Assomption
Vitraux Photo 40
vitraux du transept représentant des passages de l’evangile

Gomer Gisant de Christophe de GomerL’église possède un gisant représentant Christophe de Gomer (16ème siècle) (Photo 67)

 

 

 

 

 

L’église possède également un banc d’œuvre face à la chaire.(Photo 68) : banc d’église autrefois réservé aux membres du conseil de fabrique de la paroisse.

Vers 1875, le sacristain constata que, lorsqu’il sonnait les cloches le pavage de l’église remuait sur une certaine surface. On fit des fouilles et l’on découvrit une pierre tombale représentant en relief et presque grandeur naturelle, un chevalier du XVIe siècle les mains jointes et la tête reposant sur un coussin très vraisemblablement, on pense que cette statue est celle de Christophe de Gomer.

L’église possédait autrefois une statue de la vierge à l’enfant (16ème siècle) exposée au musée de Cluny. Le conseil de fabrique (1) vendit la statue au prix de 300 francs à un marchand d’antiquités. Il vendit également 600 francs à M Gaston de S., riche amateur de la contrée, une vierge en marbre blanc connue sous le nom de : la Vierge de Breuil. Ces deux ventes firent grand bruit dans la presse départementale et dans la presse parisienne.
Louis Courajod avait examiné les statues et n’hésita pas à déclarer qu’elles furent réalisées par de grands artistes. Les experts lui attribuèrent une grande valeur : on parla de 10 000 francs. L’imagination aidant on tripla, quadrupla, quintupla la somme et la commune allait devenir riche. Le conseil municipal revendiqua la propriété des deux statues. Gomer encombrait son nouveau propriétaire qui le renvoya par chemin de fer franco de port
Le pauvre chevalier amputé de ses deux bras prit place dans un coin de l’église. M Gaston de S. fut moins débonnaire ; il obtint contre le conseil municipal un procès qu’il perdit en instance, puis en appel, la statue fut rendue, mais les richissimes amateurs ne se présentèrent pas. L’affaire se termine par un décret du 9 février 1887 autorisant le conseil municipal à accepter l’offre de l’administration des beaux-arts. La vierge est acquise au prix de 4000 francs (3/3 pour la commune 1/3 pour la fabrique) et est placée au Musée de Cluny dans une salle du rez-de-chaussée, où sont exposées les dentelles et les broderies, ainsi que des tapisseries de l’Histoire de David.

La cloche du Breuil fut fêlée le 22 mai 1892, jour de la première communion de 27 communiants et 5 renouvelants. L’office a été dit par M l’abbé Jardin (Dernier curé du Breuil). Elle fut remplacée et baptisée le 14 spetembre 1933 en présence des autorités civiles et religieuses.

L’église du Breuil est inscrite au recensement immeuble des monuments historiques par arrêté du 10 janvier 1986.

Nota (1) : La fabrique, au sein d’une communauté