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Les statuts de l’association ASEV de Le Breuil

STATUTS

de

L‘ASSOCIATION DE SAUVEGARDE

DE L’ESPACE DE VIE DE LE BREUIL

ARTICLE 1 : FORME

L’association est régie par les principes généraux du droit applicable aux contrats et obligations, par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ainsi que par les présents statuts.

ARTICLE 2 : OBJET – RÉALISATION DE L’OBJET

L’objet de l’association a pour but de :

  • Défendre l’identité culturelle ainsi que les intérêts économiques, touristiques et sociaux de la commune de Le Breuil, des communes environnantes ainsi que de la vallée du Surmelin,
  • Protéger et favoriser la transmission de l’héritage architectural, culturel et de l’histoire de la commune de la région précitée et notamment celui de place St Martin de Le Breuil,
  • Protéger l’environnement et préserver les espaces naturels et les paysages de la région précitée,
  • Lutter et prévenir toutes atteintes et dégradations qui pourraient être portées à cet environnement et aux ressources naturelles, aux espèces animales et végétales et aux équilibres biologiques,
  • Sauvegarder les ressources en eaux aussi bien en qualité, en quantité, en répartition, en économie et veiller au bon fonctionnement du réseau d’eau (captage, adduction, collecte, rejet des eaux usées et épuration…) et réhabiliter les lavoirs bassins et fontaines,
  • Veiller à la sécurité des habitants, notamment celle liée de la circulation routière (aménagements piétons, régulation de la densité de la vitesse et bruits de véhicules) et préconiser les équipements routiers : signalisation, feux tricolores, ronds-points, ralentisseurs….
  • Prévenir et contrôler toute action qui peut avoir un impact sur le cadre de vie

Aux fins de réalisation de son objet, l’association pourra :

  • Entreprendre toute action auprès des autorités administratives, judiciaires, politiques et ce aussi bien sur le plan national qu’européen,
  • Organiser toute manifestation, exposition, formation, conférences,
  • Effectuer tous travaux d’édition, de réalisations de films sur tout support connu à ce jour ou inconnu.
  • Créer et gérer un site Internet, y héberger des visiteurs, des forums etc.
  • Participer à toute action pouvant sensibiliser le public, l’administration ou les pouvoirs publics sur les objectifs précités.

ARTICLE 3 : DUREE

La durée de l’association est illimitée.

Ce, à compter de sa déclaration préalable effectuée auprès de la préfecture du département (ou de le sous-préfecture de l’arrondissement) où l’association a son siège social, conformément à l’article 5 de la loi du 1er juillet 1901.

Toutefois l’Assemblée Générale peut être appelée à se prononcer sur la dissolution de l’association. Voir article 9

ARTICLE 4 : DÉNOMINATION SOCIALE

La dénomination sociale de l’association est : ‘L’Association de Sauvegarde de l’Espace de Vie de Le Breuil’ (L’A.S.E.V. de Le Breuil).

ARTICLE 5 : SIEGE SOCIAL

Le siège de l’association est fixé à :

L’A.S.E.V. de Le Breuil
9/10 Place St Martin
51210 Le Breuil

Il pourra être transféré par décision du bureau, avec vote à l’Assemblée Générale.

ARTICLE 6 : RESSOURCES

Les ressources dont bénéficie l’association sont les suivantes :

  • Des cotisations acquittées par les membres de l’association,
  • Des dons manuels, des dons des établissements susceptibles d’être accordés par l’Etat, la Région, le Département, la Commune et leurs établissements publics,
  • Manifestations de bienfaisance, quêtes, ventes de produits,

De toute autre ressource qui n’est pas interdite par les lois et règlements en vigueur.
Il sera tenu au minimum une comptabilité en recettes et dépenses de toutes opérations financières.

ARTICLE 7 : COMPOSITION

7-1 Les membres de l’association

L’association se compose de membres fondateurs, de membre actifs, de membres bienfaiteurs et de membres sympathisants.

L’association est composée des membres fondateurs suivants (par ordre alphabétique du nom patronymique) :

  • Mme Faure Jacqueline.
  • M. Faure Jean-François
  • Mme Martin Nicole
  • Mme Prost-Romand Martine
  • M. Prost-Romand Michel

Les membres fondateurs deviennent membres actifs au jour du dépôt des statuts.

Les membres actifs versent annuellement une cotisation fixée par l’assemblée générale.

Les membres bienfaiteurs versent une cotisation annuelle égale ou supérieure à quatre fois la cotisation de base

Les membres sympathisants sont choisis en raison de services exceptionnels rendus à l’association. Ils sont dispensés de cotisation.

Seuls les membres actifs participent effectivement à la vie de l’association et versent une cotisation annuelle. La cotisation annuelle est fixée initialement à 10 € et le montant peut être revu chaque année par l’assemblée générale.

7-2 Modification de la composition

Conditions d’admission :

Pour faire partie de l’association, il faut être parrainé par au moins deux membres actifs.

Les adhésions seront formulées par écrit (bulletin d’adhésion) devant comporter au minimum : identité complète, date et lieu de naissance, nationalité. Le bulletin d’adhésion devra être signé par le demandeur et contresigné par les parrains.

L’admission sera effective après approbation par les membres du bureau qui peuvent exercer un veto.

Les membres de l’association, tels que définis dans l’article 7.1 des présents statuts, peuvent perdre leur qualité de membres en cas de

  • défaut de paiement de la cotisation annuelle
  • démission adressée par écrit au président de l’association;
  • décès
  • décision d’exclusion pour motif grave ; cette décision est prise par le bureau après avoir entendu l’intéressé et ratifiée par l’assemblée générale.

ARTICLE 8 : FONCTIONNEMENT

8.1 Le bureau
8.1.1 Composition du bureau

Le bureau est composé de trois membres rééligibles, élus pour 1 an par l’assemblée générale selon la majorité simple.

Les personnes composant le bureau. À savoir :

  • Un président
  • Un secrétaire
  • Un trésorier

Les premiers membres du bureau sont :

  • M. Prost-Romand Michel né le 09/09/1955 à Saint-Denis (93) demeurant, 9 place St Martin à Le Breuil, département de la Marne en qualité de président.
  • M.Faure Jean-François né le 08./11/1953 à Chamonix (74) demeurant 5, place St Martin à Le Breuil, en qualité de secrétaire.
  • Mme Martin Nicole née le 15/09/1949 à Le Breuil (51) demeurant, 10 place St Martin à Le Breuil, département de la Marne, en qualité de trésorier.
8.1.2 Réunion du bureau

Le bureau se réunit régulièrement sur convocation du président ou sur demande de deux de ses membres.

Les décisions sont prises à la majorité des voix.

8.1.3 Pouvoirs du bureau

Le bureau dispose de tous les pouvoirs pour gérer, diriger, administrer l’association en toutes circonstances, sous réserve des pouvoirs expressément et statutairement réservés à l’assemblée générale.

Le bureau donne pouvoir au Président d’agir au nom de l’association dans ses rapports avec la justice, les médias, l’administration et tout autre tiers.

Le président est mandaté pour déposer plainte, se constituer partie civile et pour mettre en œuvre tous les recours devant la justice administrative, civile et ou pénale, nécessaires à la poursuite des buts de l’association.

8.2 Les assemblées générales

Les Assemblées Générales comprennent tous les membres actifs à jour de leur cotisation

8.2.1 L’assemblée générale ordinaire

Chaque année, l’Assemblée générale, se réunit aux fins de statuer sur le bilan des activités de l’association

  • la situation générale (rapport moral) de l’association exposée par le président,
  • rapport de gestion établi par le trésorier,
  • et plus généralement sur toute question soumise à l’ordre du jour.

A cet effet, 15 jours au moins avant la date prévue de l’assemblée générale ordinaire, le secrétaire convoque tous les membres de l’association par lettre/téléphone/télécopie/courriel, l’ordre du jour est joint aux convocations.

Conditions de représentation. Seul un membre actif pourra représenter un autre membre actif. Un membre actif ne pourra cumuler que trois pouvoirs au maximum.

Les décisions prises par l’assemblée générale ordinaire sont adoptées aux conditions de quorum des 2/3 des membres actifs et de majorité de 2/3 des présents ou représentés.

Si le quorum n’est pas atteint, l’assemblée est convoquée à nouveau sous un mois et peut alors délibérer quel que soit le nombre des membres actifs présents.

L’Assemblée Générale a pour pouvoir de :

  • Voter le quitus de gestion pour l’exercice clos
  • Délibérer sur les questions figurant à l’ordre du jour
  • Elire un bureau composé d’un président, d’un secrétaire et d’un trésorier
  • De nommer un commissaire aux comptes
  • D’approuver le règlement intérieur sur proposition du bureau
8.2.2 Assemblée générale extraordinaire

Sur demande des 2/3 des membres de l’association, l’Assemblée générale extraordinaire se réunit sur convocation du secrétaire effectuée par lettre/téléphone/télécopie/courriel.

Les décisions prises par l’Assemblée générale extraordinaire sont adoptées aux mêmes conditions de quorum et de majorité que les assemblées générales ordinaires.

Article 9 : Dissolution de l’association

La dissolution de l’association peut être décidée par l’Assemblée Générale aux conditions de quorum des 4/5 et de majorité des 2/3.

Au cours de la même assemblée, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés, lesquels disposent des pouvoirs les plus étendus.

Le cas échéant, l’actif est dévolu conformément aux dispositions de l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Article 10 : Règlement intérieur

Il pourra être établi un règlement intérieur par le bureau, ce règlement intérieur sera soumis pour approbation à l’assemblée générale. Il est destiné à compléter les présents statuts et à assurer le bon fonctionnement de l’association.

Article 11 : formalités constitutives

Tous pouvoirs sont donnés à M. Prost-Romand Michel aux fins de remplir les formalités de déclaration et de publicité requises par la législation en vigueur.

La fêtes des conscrits

Conscrits du Breuil

Origine de la fête : la conscription

L’armée de l’ancien régime est constituée par des professionnels nobles qui achètent leur charge pour les officiers et de vagabonds, de marginaux et de mercenaires pour les soldats.

La conscription prend naissance avec la loi  » Jourdan-Delbel  » du 5 septembre 1798, qui institue une nouvelle forme de recrutement avec la création de la conscription et du conseil de révision.
Ce système de recrutement oblige tous les jeunes gens entre 20 et 25 ans à s’inscrire sur les registres communaux. Cependant tous les conscrits ne rejoignent pas l’armée car l’économie du pays a besoin de bras, et un contingent à lever est fixé chaque année par le pouvoir législatif. Les citoyens sont appelés, par tirage au sort, à servir cinq années.

Bonaparte pérennise la loi  » Jourdan  » tout en la détournant, car il fixe lui-même le contingent à lever, pratique des levées  » extraordinaires « , pour mener à bien des guerres incessantes, et rend la durée du service illimitée. Il ne s’agit plus d’une nation en armes, qui défend son territoire, mais d’une armée impériale conquérante. La conscription a permis à la France de tenir tête, seule pendant vingt ans, à l’Europe entière coalisée. Mais les levées annuelles pesaient de plus en plus sur la population. Il y a beaucoup de réfractaires. L’hostilité qu’elles provoquaient avait déjà été à l’origine du soulèvement vendéen (chouans).

La charte de 1814 de Louis XVIII, décida l’abolition totale de la conscription. Mais on s’aperçut rapidement que, malgré le désir qu’on en avait, le recrutement par le seul volontariat était insuffisant. Force était donc de trouver un compromis entre ce retour pur et simple à I’Ancien Régime et la conscription dont on ne voulait pas.

Un service long.

Louis XVIII convaincu de la supériorité de l’armée de métier sur l’armée de conscrits, inaugura, par la loi « Gouvion-Saint-Cyr » du 10 mars 1818, à peine revue par la loi « Soult », du 21 mars 1832, un système profondément original qui resta longtemps la base du recrutement. Le recrutement normal se faisait par engagements volontaires. Cependant afin de palier l’insuffisance de volontaires, il fut institué une conscription par tirage au sort avec un service long (sept ans) qui faisait des conscrits de véritables professionnels.

Le tirage au sort : tirer un mauvais numéro

Après qu’on eut réparti à chaque canton le nombre de conscrits qu’il devait fournir, les jeunes garçons d’une même classe (qui viennent d’avoir 20 ans), appartenant aux communes de ce canton sont réunis à la mairie du chef lieu . Dans une urne tricolore ils tiraient au sort un numéro, et par là même arrêtent leur destin sur le plan de la conscription.

C’est dans l’ordre de ces numéros qu’ils passaient devant le conseil de révision, qui jugeait de leur aptitude physique et des dispenses éventuelles. Le conseil de révision arrêtait son travail dès qu’il avait réuni un nombre de jeunes gens aptes au service correspondant à I’effectif préalablement défini. Ceux-ci constituaient les « mauvais numéros ». Les autres, ceux qui du fait du tirage n’avaient pas eu à se présenter devant le conseil, étaient à jamais, et même en temps de guerre, exempts de service armé ; c’étaient les  » bons numéros « .

Toutefois tous les mauvais numéros n’effectuaient pas le service militaire. Quand le budget ne permettait pas d’incorporer tous les mauvais numéros. On avait donc recours à des expédients: retarder l’incorporation d’une partie des hommes ou donner des congés illimités en fin de service (ce qui revenait à en raccourcir la durée). Le plus souvent, on laissait dans ses foyers une fraction du contingent, qui, bien que non instruite, constituait une réserve pouvant être appelée en cas de crise. Bien qu’il exista un service militaire on peut donc parler avec raison d’armée de métier.

Lorsque quelqu’un avait tiré un mauvais numéro, il pouvait fournir un « remplaçant » (cf. exemple) qui partirait à sa place. Les prix variaient en fonction de l’offre et de la demande, des risques de guerre, etc.

La transaction s’effectuant, soit d’individu à individu, soit par des intermédiaires spécialisées dans ce commerce qui se chargeaient alors pour un prix convenu de trouver eux-mêmes le remplaçant désiré. Il existait également des assurances, « tontine » pour un remplacement en cas de choix d’un mauvais numéro. Vingt pour cent environ des conscrits se faisaient ainsi remplacer.

Le remplacement fut aboli (sauf entre parents) par la loi du 26 avril 1855. Pour se libérer de ses obligations  » exonération « , il suffisait désormais de verser à l’Etat une somme forfaitaire (ce que coûtait auparavant un remplaçant, environ) variant chaque année et qui alimentait une caisse de dotation de l’armée. Celle-ci devait offrir des primes de rengagement et verser des pensions aux anciens militaires.

La loi Niel du 1 février 1868, supprime l’exonération et rétablit le remplacement et instaure une universalité, cinq années pour les mauvais numéros et six mois à un an pour les bons numéros. La défaite de Sedan en 1870 constitue un choc, car une nation qui a une armée, la France, est vaincue par une armée-nation, celle de la Prusse. L’efficacité de soldats quasi-professionnels s’effondre. S’opère alors un ralliement de la nation à l’obligation personnelle de servir la nation. L’armée doit être l’expression du patriotisme et l’outil de la  » revanche « . En 1872, une nouvelle loi décide de supprimer le remplacement.

Cette méthode de conscription par tirage au sort fut supprimée par la loi du 21 mars 1905, sous le gouvernement de  » Maurice Rouvier « , qui institue le service militaire obligatoire pour tous les citoyens mâles pour une durée de deux ans, porté à trois ans par la loi du 7 août 1913. Seuls les inaptes physiquement y échappent. C’est I’époque où être réformé constituait un déshonneur et une quasi certitude de finir vieux garçon:  » Bon pour le service, Bon pour les filles »…en août 1914, il n’y aura que 1,5% de réfractaires.

La fête

Aussi à Le Breuil, comme dans beaucoup de régions de France, les jeunes gens qui viennent d’avoir 20 ans, célèbrent-ils publiquement le dimanche précédant le redoutable tirage au sort. C’est l’arrivée dans le monde adulte, et pour oublier le sort du destin. Destin qui va soit les séparer pour une longue période, soit les obliger à acheter chèrement le remplacement (pour ceux qui peuvent payer) soit leur permettre une exemption pour problème physique sérieux (qui une fois reconnu, les rend victimes de la moquerie du village). Ils passent une journée et une nuit à boire, à chanter et à danser. Après 1905 et la fin du tirage au sort le rite perdurera.

La fête des conscrits a les aspects d’une fête civique et républicaine, elle fait référence aux trois couleurs, au tambour, au devoir du citoyen… C’est également une fête de l’émancipation qui par ses aspects satiriques et irrévérencieux rappelle le carnaval et son symbolisme. Les conscrits incarnent le passage de témoin entre les générations. Les jeunes deviennent adultes et endossent de nouvelles responsabilités. La défense du pays et donc du village, leur incombe. La fête est également synonyme de déracinement, puisque bientôt il faudra quitter le  » pays  » et parfois même partir aux colonies. Cette transmission de  » pouvoir  » s’accompagne comme nous l’avons vu de fortes traditions. Les jeunes reproduisent les rites des classes précédentes. Les attributs militaires (bérets, clairon, insignes, cahier de chansons) s’héritent. Boissons, chants, défilés… permettent d’exorciser les craintes et de donner du courage aux conscrits.

Les conscrits
Les conscrits
De gauche à droite:

Debleds, Hutin Pierre, Achille Gaugé, Fernand Martin, Maurice Moutardier, Marcel Toubart
Lucien Boutillier,X , Cyrille Rondeau (assis), Pierre Brocard, Lucien Hoyon, Julien Prud’homme.

Voir monument aux morts :

Gaugé Achille 1894

Hutin Pierre 1894

Les conscrits
De gauche à droite:

Pierre Brocard, Lucien Boutiller, Julien Prud’homme, Maurice Moutardier, X, Cyrille Rondeau

Les conscrits
De gauche à droite

Debleds dit pépé, Levavasseur dit Lacagna, Henri Pierron, Eugéne Lévêque, Henri Pillet, Julien Brocard, Octave Boutillier, André Moutardier, Omer Prud’homme, Camille Moutardier, Jacques, Marcel Henri, Léo Moutardier.

Voir monument aux morts:

André Moutardier né 1893

Omer Prud’homme 1892

Pillet Henri 1893

Henri Pierron 1893

Eugène Lévêque 1893

Les conscrits
De gauche à droite:

Levavasseur dit Lacagna, Socrate Chennebenoit, Marcel Henri, Debleds dit pépé, X, X, X Henri Pillet, Camille Moutardier, André Moutardier, Etienne Moreau, Henri Pierron.

Voir monument aux morts

Pillet Henri 1893

La situation de Le Breuil

Vue sur la campagne de Le BreuilDe latitude 48° 58’ 35’’ nord et  de longitude 3° 38’ 51’’, Le Breuil fait partie de la région de la Champagne. Positionnée aux confins de la Brie de l’Île de France, à l’ouest du département de la Marne, la commune fait partie de la Brie
Champenoise
constituée en son centre par la champagne crayeuse (sèche ou anciennement pouilleuse).

Sa situation géographique à l’ouest d’Épernay positionne Le Breuil dans un terroir appelée la Brie des Étangs. La culture de la vigne sur le territoire situe la commune dans le périmètre de la champagne viticole.

Le village est situé dans la vallée du Surmelin, orienté est / ouest d’une altitude de 125 m (niveau du Surmelin) et est dominé au nord et sud par des coteaux boisés (points culminants respectifs 244 m et 236 m). (photo 030 et 009)

Une rue de Le Breuil

Le village s’étend de part et d’autre de la
rivière et comprend trois hameaux dont deux en continuité du village,

  • – Le Moncet
  • – Le Bordet Le Mesnil
  • et un totalement séparé :
  • – L’huis.


Des fermes isolées sont disséminées  sur l’ensemble du territoire de la commune  à savoir:

  • St Germain,
  • l’Ermitage,
  • Brocheron ,
  • La Bochetterie (ferme + maisons),
  • Molignon,
  • Les Fournelleries,
  • les Luyas,
  • Courbehaut (ferme détruite).
  • La Pétillonnerie (tuilerie détruite)

La superficie de la commune est de 16,01 Km2 dont 733 ha de bois et 124 Ha de vignes AOC Champagne.

Appellation des habitants : Breuillois, Breuilloises

Le paysage

Le bas de la vallée occupé  par le village et des zones de culture ou de prairie. Le coteau nord  est occupé par des cultures, du vignoble et sur la partie haute de forêts parsemées
d’étangs. Le coteau nord est quant à lui dédié essentiellement à la culture jusqu’en son sommet qui est occupé par des bois et un étang (Meilleraie).


Le climat

Le climat de la commune est sensiblement plus rigoureux que celui du bassin parisien, la température moyenne étant de 12°. La hauteur d’eau de pluie moyenne est de 631 mm répartie sur 116 jours. Les vents dominants sont ceux du sud-ouest et ouest.

Les sols

La composition des terrains est variable, toutefois on peut la résumer ainsi : terrains calcaires recouverts d’un dépôt argile et de silice.

Le Surmelin

Le Surmelin

Le Surmelin
Le Surmelin est un petit affluent de la rive gauche de la Marne. Ce
cours d’eau prend sa source d’une série
de petits cours d’eau dans la forêt de la Charmoye
près de Montmort  au sud ouest
d’Epernay dans le département de la Marne.

Il a une longueur de 41,5 Km, un débit moyen 2,71 m3/s
(mesuré à Saint-Eugène), sa surface de
bassin étant de 454 km2. Le régime des eaux est
de type pluvial. Les crues du Surmelin sont assez fréquentes
(le 6 décembre 1988 débit de 47,7m3/s et 31 mars
1962 46m3/s) Aux étiages 1,31 m3/s de débit moyen
peut chuter à 0,57 à 1,31 m3/s.

Son confluent avec la Marne est situé à
proximité de Mézy-Moulin (département
de l’Aisne) à quelques kilomètres en
amont de Château-Thierry.

Les principaux affluents du Surmelin sont :

  • La Dhuys (en partie captée)
  • La Verdonnelle qui rejoignent la rivière
    à Condé en Brie. (développement
    à venir…).


Les communes traversées par le Surmelin sont :

  • Montmort Lucy,
  • Corribert,
  • Suizy le Franc,
  • Orbais l’Abbaye,
  • La Ville sous Orbais,
  • Le Breuil, (photo
    026)
  • Baulne en Brie,
  • Condé en Brie,
  • Saint Eugène,
  • Crézancy,
  • Mézy-Moulin.

L’école du village

Autrefois l’école du Breuil possédait deux classes, garçons et filles, allant jusqu’au certificat d’études primaires. Généralement était nommé un couple d’instituteurs, le mari enseignant aux garçons et l’épouse aux filles. L’école de filles ainsi que le logement des instituteurs se situaient, avant 1912, dans une maison faisant actuellement face à la mairie. Les garçons occupaient une salle au rez-de-chaussée de l’ancien château aujourd’hui remaniée et occupée par une partie de la salle des fêtes. Une nouvelle école a été construite et a accueilli la classe des garçons, la classe des filles occupant l’emplacement initial des garçons. Aujourd’hui l’école du Breuil est mixte et fonctionne sous un mode d’intercommunalité.

Liste des instituteurs du Breuil (demeurant au Breuil dans un logement de fonction).
  • M. Sentin (Séparation de l’église et état)
  • M. Théneault
  • M. Maillard
  • M. Appert-Raulin André
  • M. Aimée (beau frère de Appert-Raulin André)
  • M. Cauchois
  • M. Rodes
  • M. Lemaire
  • M. Malleto
  • M. Caré

Une curiosité…

Vue sur la campagne de Le Breuil À un kilomètre du Breuil, côté amont et presque au sommet du versant, se dresse une pierre immense dénommée «  la Pierre à un trou « . On voit, entre la route et cette pierre, un bouquet d’arbres : c’est la Haie des fées. D’après la légende, les fées portaient la pierre du coté d’Orbais pour la construction d’une église ou d’une chapelle ; la civière sur laquelle la pierre était placée venant à se rompre, la pierre a dû rester là. On peut penser que ces pierres à un trou étaient des tables de sacrifice. Elles ont pu servir de fermeture de dolmens ou de chambres sépulcrales et que le trou pouvait avoir deux significations : ou bien de permettre à l’âme d’aller et venir, ou bien de permettre aux vivants de nourrir l’âme, de même que les grecs faisaient couler du sang ou du lait dans les tombes de leurs héros ou leurs grands morts.

Le rattachement administratif de Le Breuil

Le rattachement administratif de Le Breuil

Administrativement Le Breuil est situé dans le canton de Dormans, dans l’arrondissement d’Epernay du département de la Marne lui-même rattaché à la région Champagne Ardenne.

Les communes limitrophes sont Baulne en Brie, La Chapelle Monthodon (département de l’Aisne), Igny-Comblizy, la Ville-sous-Orbais, Verdon.

À la révolution, Orbais devint chef-lieu de canton et Le Breuil comme les territoires se situant sur les communes actuelles de Corribert, Corrobert, Margny, Orbais, Suizy-le-Franc, Verdon et la Ville-sous-Orbais (depuis 1988 Orbais l’Abbaye), canton dépendant du district de Château Thierry rattaché au département de l’Aisne. Le 28 décembre 1798 il est transféré au département de la Marne.
Le canton a été supprimé par un arrêté des consuls du 25 septembre 1801, et les communes le constituant sont actuellement réparties entre les cantons de Dormans, Montmirail et Montmort-Lucy.

La population de Le Breuil

1962 1968 1975 1982 1990 1999
338 351 312 284 327 341

Croissance démographique sur dix ans est de 0,47% la moyenne nationale étant de 0,41%.

Pyramide des âges
0 à 19 ans 20 à 39 ans 40 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans et plus
82 72 78 75 34
24% 21% 23% 22% 10%
Famille
  • Étudiants : 5,87%
  • Familles monoparentales : 3,85%

Les activités économiques de Le Breuil

Les activités économiques de Le Breuil

Le taux d’activité est de 85,5%.

Répartition entre catégories socioprofessionnelles:

Agriculteurs / viticulteurs Artisans commerçants Cadres Professions intermédiaires Employés Ouvriers
24% 14% 8% 11% 22% 22%

Taux de chômage : 8,76%
L’activité de Le Breuil est essentiellement tournée autour de la culture viticole et des emplois de service générés autour d’elle.

L’immobilier à Le Breuil

  • Propriétaire de leur résidence principales 83,7% (moyenne nationale : 73,56%)
  • Résidence principale de type maisons/fermes : 98,52% (moyenne nationale : 82,39%)
  • Résidences principales en immeuble : 0% (moyenne nationale : 6,3%)

Le village est exclusivement constitué de maisons individuelles beaucoup habitations son du type « maison de vignerons champenois ». Dans le bas du village quelques habitations des années 1930, reconstruction suite aux dommages de guerre. Aux entrées du village quelques maisons récentes. Des fermes type « cour » d’architecture Briarde disséminées sur l’ensemble du territoire de la commune.

L’ancien château est occupé de nos jours par la mairie est entouré par des maisons plus imposantes qui constituaient pour la plupart des dépendances de celui-ci.

La place Batisdon et le bar Le Pétillant
La place Batsdon et le bar Le Pétillant – un des derniers commerces du village.

Les maires de Le Breuil

Nom et prénom du au
Callot, François 7 juin 1888 14 mai 1892
Destouches, Auguste 15 mai 1892 31 mars1894
Luquet, Jean-Baptiste 1er avril 1894 14 mai 1904
Verneau, Eugène 15 mai 1904 26 octobre 1907
Moutardier, Louis 27 octobre 1907 1er juin 1919
Moutardier, Arsène 10 décembre 1919 1er janvier 1923
Uzane, Aristide 25 mars 1923 16 mai 1935
Grange, Léon 19 mai 1935 19 mai 1945
Coyard, Gaston 20 mai 1945 6 novembre 1951
Godbillon, Georges 29 novembre 1951 27 mars 1965
Moutardier, Alexis 28 mars 1965 20 mars 1971
Moutardier, Jean 21 mars 1971 24 mars 1983
Coyard, Serge 25 mars 1983 10 juin1995
Bourgain, Christian 16 juin 1995